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Les outils participatifs numériques se développent en Suisse

19.02.2020

Armelle Hausser, Doctorante, Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR)

Les technologies civiques émergent partout en Suisse. C’est l’une des premières conclusions tirées de l’enquête « Baromètre des civic tech », menée par le Laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR) de l’EPFL, en partenariat avec le Service de concertation et communication du canton de Genève. Les analyses ont été réalisées à partir d’une enquête web, auto-administrée, déployée entre août et novembre 2019 auprès des collaborateurs des communes, des villes et des cantons suisses. Quatre-vingt-trois collaborateurs de Suisse romande, alémanique et du Tessin ont répondu à la sollicitation du LaSUR.


barometreLes « technologies civiques » auraient pour vocation de contribuer au débat démocratique grâce à un renouvellement des formes de participation. L’enquête menée par le LaSUR montre qu’en Suisse les outils développés par les administrations publiques revêtent une grande diversité de formes.

Il s’agit en premier lieu de sites webs et de blogs, de données en Open Data, de réseaux sociaux, d’outils contributifs permettant d’échanger des idées et propositions, ou encore de discuter et de débattre en ligne à partir de forums ouverts. Actuellement, la moitié des outils recensés lors de cette enquête ne permettent pas aux citoyens de contribuer, car ils s’apparentent plus à des outils de communication que de participation. Toutefois, quelques exemples de plateformes webs plus collaboratives sortent du lot, tels que « der digitale Dorfplatz » (la place du village numérique), ou encore decidim. L’existence d’une telle diversité d’outils laisse la liberté aux collectivités de choisir le niveau d’implication qu’elles souhaitent donner aux habitants dans leur projet.

La mise en regard des attentes exprimées par les répondants vis-à-vis des technologies civiques et des objectifs opérationnels des outils renseignés dans le cadre du sondage, montre que les items les plus importants dans les deux cas sont « communiquer et mettre à disposition de l’information » ainsi que « recueillir des avis, des préférences ». A l’inverse, les items les moins importants, que ce soit dans le cas des attentes ou des objectifs opérationnels, sont relatifs à la « co-construction d’un projet ou d’une politique publique » ainsi qu’à « l’évaluation de l’action publique ». Ce résultat met en évidence qu’actuellement ce qui est important pour les institutions est plutôt de communiquer sur les projets afin de fédérer les acteurs du territoire plutôt que de développer de nouvelles manières de mener et de co-construire un projet urbain ou une politique publique.

Le thème de l’urbanisme, une priorité des technologies civiques

En Suisse, les technologies civiques sont mobilisées sur des thèmes très variés. Elles touchent en premier lieu les domaines de l’urbanisme et de l’aménagement, mais également de la jeunesse et de l’éducation ou encore de l’environnement. C’est également dans le domaine de l’aménagement du territoire que la majorité des projets planifiés dans les prochains mois devraient être développés au sein des collectivités publiques. Il semblerait que ces initiatives proviennent principalement des organes exécutifs et émergent indépendamment des obligations légales. Ainsi, seul un tiers des outils recensés lors de l’enquête sont développés dans le cadre d’une obligation légale. La complémentarité et l’articulation des dispositifs participatifs en présentiel et numérique/à distance est un enjeu central.

Des moyens limités

Au sein des collectivités, les moyens et les ressources humaines mises à disposition des démarches participatives restent pour l’instant limités, indiquent encore les résultats de l’enquête. Dans la grande majorité des cas, les collectivités s’appuient sur des prestataires externes pour mener à bien ces démarches. La question de l’internalisation des services et des compétences doit se poser. De plus, les compétences des prestataires externes sont variées. On y retrouve des développeurs informatiques, des spécialistes de la participation citoyenne, ou encore des instituts de recherche. Il s’agit d’un domaine où les métiers restent à imaginer et les compétences à définir.

Ce sondage a permis de mettre en évidence des premières tendances qui nécessitent d’être confirmées avec une nouvelle édition du baromètre des technologies civiques. En effet, une évaluation plus précise de ces dispositifs et de leurs usages implique un recul temporel plus important et des analyses complémentaires avec les acteurs impliqués.

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